

En quelques secondes les villes se sont effondrées. "La mort est montée de la terre" s’étonnait Lyonel Trouillot, écrivain haïtien présent à Port-au-Prince lors du séisme du 12 janvier 2010. Port-au-Prince, Léogane, Petit- Goâve, Jacmel... sont transformées en amas de décombres. Dans les premières heures, le pays le plus pauvre d’Amérique doit affronter la catastrophe avec ses propres forces. Le bilan est terrible : plus de 300.000 morts, 300.000 blessés et plus d’un million de sinistrés.
Dès le 19 janvier 2010, plusieurs missions du Secours populaire se relaient sur l’île. Dans l’urgence, le SPF s’engage auprès de l’association Prodeva, un de ses partenaires, pour assurer des distributions de bouillons traditionnels.
À Carrefour, sur les hauteurs de Port-au-Prince, les membres de l'équipe découvrent les réfugiés de Rivière-Froide installés sur le terrain d’une congrégation religieuse, les Petits Frères de Sainte-Thérèse. Là aussi avec ce partenaire haïtien, ils apportent une aide alimentaire et le partenariat va se poursuivre et se transformer : une école toute neuve y est inaugurée en mai 2011.
L’urgence est aussi sanitaire
Dans les campagnes éloignées, deux dispensaires, aux Palmes et à Delatte, doivent faire face aux conséquences du drame. Avec les membres de l’association Concert-Action, les bénévoles du SPF vont rouler des heures pour évaluer les dégâts, aider et imaginer des programmes de réhabilitation. Ces centres qui couvrent une région de 64.000 habitants fonctionnent encore en partenariat avec le SPF. À 80 kilomètres au sud de Port-au-Prince, la ville de Jacmel vit aussi dans l’urgence lorsque les équipes du Secours populaire du Limousin arrivent. Les Pompiers de l’Urgence internationale y ont installé un dispensaire de campagne avec le soutien de l’association et assurent plus de 1.000 consultations médicales. Quelques mois plus tard, un programme scolaire et un soutien agricole sont sur pied. Les premiers résultats furent rapides. Il reste encore beaucoup à faire. Un supplément de Convergence de janvier 2012 est dédié à Haïti.
Convergence - Séisme en Haïti : 2 ans [1433 Ko]

Julien Lauprêtre
Mondialisons la solidarité
Jamais ce slogan humanitaire n’a été autant d’actualité. Catastrophes naturelles, guerres, atteintes aux droits de l’homme... ce long cortège de désolation ne cesse de grandir. Il y a tout juste deux ans, une terrible tragédie frappait Haïti, un des pays les plus pauvres du monde. Aussitôt, un immense courant de solidarité s’organisait. Le Secours populaire réagissait dès les premières heures, même si son action restait ignorée de longues semaines par les médias. Il a agi avec la même volonté affichée depuis toujours : il n’exporte pas la solidarité, mais travaille avec les associations humanitaires qui sont sur le terrain. De même, il ne suit pas les cas médiatisés, mais mêle secours d’urgence et développement durable. Prenez connaissance dans ce numéro de l’utile travail effectué sur place. Un grand merci à tous les donateurs. Malgré tout, "Haïti, ce n’est pas fini." Il convient de continuer.
Julien Lauprêtre, président du Secours populaire
Pour en savoir plus sur nos actions en Haïti
[Haïti] Les projets de santé
Après le séisme, l’épidémie de choléra s’est ajoutée au drame vécu par les haïtiens. La santé est primordiale. Plusieurs projets soutenus financièrement par le Secours populaire sont en cours de réalisation : il faut sensibiliser, prévenir la propagation des maladies et assurer des soins au quotidien.
[Haïti] Les projets de scolarisation
Après la phase d’urgence, le Secours populaire s’engage désormais sur des projets de réhabilitation et de développement comme la construction et re-construction d'écoles, ainsi que la scolarisation des enfants.

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